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La MAAF attaquée pour contrefaçon des paroles « c’est la ouate qu’elle préfère »

par | 27 Mar 2024 | Droit d'auteur

Les paroles de la célèbre chanson « de toutes les matières, c’est la ouate qu’elle préfère » ont été jugées originales par la Cour d’appel de Paris, bénéficiant ainsi de la protection du droit d’auteur. Mais la Cour a débouté les ayants droits, car la MAAF a utilisé dans sa publicité la phrase « Rien à faire, c’est la MAAF qu’il (elle) (ils) préfère(ent) ! », s’éloignant ainsi substantiellement des paroles de la chanson.

La MAAF attaquée pour contrefaçon

La subtilité des débats en propriété intellectuelle

Le monde de la propriété intellectuelle est souvent le théâtre de débats complexes, comme en témoigne le récent litige entre la MAAF et les ayants droits de la chanson « C’est la ouate ». Alors que les co-auteurs de la chanson revendiquaient la protection de leurs paroles, la justice a tranché en faveur de la MAAF, reconnaissant la différence significative entre les deux phrases.

L’originalité des paroles d’une chanson est une notion clé dans le domaine du droit d’auteur. Dans ce cas précis, la Cour d’appel de Paris a jugé que la phrase « de toutes les matières, c’est la ouate qu’elle préfère » était originale, notamment en raison de son double sens et de sa construction particulière. Cette décision confère aux co-auteurs de la chanson les droits exclusifs sur cette phrase.

Cependant, la controverse est née lorsque la MAAF a introduit dans sa publicité la phrase « Rien à faire, c’est la MAAF qu’il/elle/ils préfère(nt) ». Les ayants droits ont alors accusé l’assureur de contrefaçon, arguant que cette phrase s’inspirait directement de leur travail original. Cependant, la justice a jugé que la différence entre les deux expressions était suffisamment importante pour écarter le risque de contrefaçon.

L’importance de l’originalité dans le droit d’auteur

Les débats devant la Cour ont été animés par des arguments juridiques pointus. Les avocats des ayants droits ont insisté sur l’originalité de la phrase de la chanson et sur le préjudice subi du fait de son utilisation par la MAAF. De leur côté, les représentants de l’assureur ont plaidé que la phrase en question était courante et ne constituait pas une reproduction de l’œuvre originale.

Finalement, la Cour a rejeté les demandes des ayants droits, estimant que l’utilisation de la phrase par la MAAF ne constituait pas une contrefaçon. Cette décision repose sur la distinction entre les deux expressions et sur le fait que la MAAF n’a pas reproduit la mélodie de la chanson originale.

Malgré cette victoire judiciaire, les ayants droits ont annoncé leur intention d’interjeter appel. La Cour d’appel de Paris devra donc à nouveau se prononcer sur cette affaire complexe, laissant ainsi planer le doute sur l’issue définitive de ce litige.

Ce cas met en lumière les subtilités du droit d’auteur et la nécessité d’analyser minutieusement les éléments en jeu dans les litiges de contrefaçon. Nos avocats spécialisés en propriété intellectuelle sont là pour vous accompagner.

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